Articles avec le tag ‘allaitement maternel’

PostHeaderIcon Petition : rallongement du congé maternité post partum afin de favoriser l’attachement familial et l’allaitement en France, pour ceux qui le souhaitent

Cette initiative est née de l’alliance entre deux passionnés de l’allaitement: un pédiatre et une maman.

Nous espérons que cette pétition constituera une avancée majeure pour l’allaitement maternel et l’attachement familial en France.

Ce projet sera présenté le 30 mars 2012 par le Dr Deboisse a la Journée Nationale de l’Allaitement organisée par la CoFAM.

 

Nous partons d’un constat simple : plusieurs facteurs peuvent influencer la décision d’une maman d’allaiter ou non son enfant. Notamment le manque d’information et de preparation a l’allaitement avant l’accouchement, les fortes incitations marketing des producteurs de lait infantile, ou encore des motifs trés personnels relatifs au vécu de la maman…

Mais le plus souvent, l’échec de l’allaitement maternel en France est conditionné a une reprise du travail trop précoce pour les mères actives. De ce fait, elles se voient contraintes d’interrompre leur allaitement alors qu’il est à peine installé, et ce dans le meilleur des cas. D’autres mères, elles, ne tenteront pas du tout l’expérience sachant que la reprise et le sevrage n’en seront que plus brutaux. Ces mamans se sentent donc découragées. Bien qu’il existe des mesures prévues par le Code du Travail autorisant les mamans a tirer leur lait sur le lieu de travail, elles sont bien insuffisantes (une heure par jour, habituellement non rémunérée) et loin d’être toujours appliquées.

L’objectif consiste alors a trouver des solutions permettant une prise en charge des mères des la naissance de leur enfant et pour les six mois suivants, afin de permettre un allaitement exclusif, suivant les préconisations de l’OMS et les recommandations médicales. Le parlement européen va dans le même sens et propose d’allonger le congé maternité à 20 semaines minimum, entièrement rémunérées, assorties d’un congé paternité de 2 semaines.

Le congé maternité en France, initialement de dix semaines à partir de la naissance de l’enfant, serait donc rallongé à six mois (vingt six semaines), soit 16 semaines supplémentaires qui seraient financées par anticipation sur la retraite des mères qui le souhaitent. Elles pourront donc opter pour un congé maternité plus long pour se consacrer à leurs enfants et décaler de ce fait leur départ à la retraite de quelques semaines supplémentaires. Rappelons d’ailleurs que depuis le 1er janvier 2012, le congé maternité compte enfin pour le calcul de la retraite.

Si l’objectif du rallongement de ce congé est de favoriser l’allaitement maternel en France, il n’exclut en rien les mamans qui ont fait le choix de donner le biberon et qui en bénéficieront également. Et peut-être même qu’il incitera certaines d’entre elles a tenter l’aventure de l’allaitement 😉

PostHeaderIcon Allaiter avec des protheses mammaires PIP, c’est possible !

Je vous propose un article très intéressant de la Leche League afin d’informer les mamans sur les risques encourus en cas d’allaitement avec des prothèses PIP.

Je note d’ailleurs un paradoxe : il y a de nombreuses inquiétudes sur le passage éventuel du silicone dans le lait maternel… Alors que le lait en poudre contient des taux dérivés de la silicone bien plus élevés, sans parler des tétines, sucettes etc…

Les mamans peuvent être rassurées, les prothèses mammaires, PIP ou autres, n’empêchent en rien l’allaitement. L’article complet est disponible ci dessous, je vous préviens, il est un peu long :

Par Françoise Railhet, Éditrice des Dossiers de l’allaitement

Des mères porteuses de ces implants mammaires en silicone nous ont contactées pour savoir dans quelle mesure leur « toxicité » rendait nécessaire l’arrêt de l’allaitement.

En effet, un communiqué de l’Afssaps de mars 2010 expose les problèmes que pose ce type d’implants Il a disparu depuis mais nous l’avons archivé ici pour vous ! « Pourquoi l’Afssaps a-t-elle pris la décision de retirer ces prothèses du marché ? »
L’Afssaps a identifié un taux de rupture de l’enveloppe des implants deux fois plus important que pour les autres fabricants et a réalisé une inspection dans les locaux de la société PIP. Les éléments recueillis ont montré que des implants avaient été remplis d’un gel différent de celui déclaré par la société lors de la mise sur le marché et dans les dossiers de fabrication.

Quels sont les résultats des tests ? Quelles en sont les conséquences pour ma santé ?
Les analyses physicochimiques confirment que le gel remplissant les prothèses mammaires de la société PIP qui ont été testées, n’est pas celui décrit dans le dossier du fabricant. Il s’agit bien d’un gel obtenu à partir de matières de la famille des silicones, mais ce gel n’atteint pas le degré de qualité d’un gel de silicone destiné à des implants mammaires…
– un test montre que le gel des implants mammaires PIP ne présente pas d’effet toxique aigu sur les tissus (cytotoxicité).
– les résultats du test d’irritation intradermique effectué ont montré un pouvoir irritant du gel PIP que l’on ne retrouve pas sur les gels de silicone des autres prothèses, ni sur celui déclaré dans le dossier de mise sur le marché.
– trois tests d’évaluation portant sur de possibles effets du gel des prothèses PIP sur l’ADN des cellules (génotoxicité) ont été réalisés, 2 in vitro et 1 in vivo chez l’animal. Si les deux tests in vitro ont conclu à des résultats négatifs, les résultats obtenus in vivo (souris) ne permettent pas en l’état de conclure quant à l’absence ou à l’existence d’un effet génotoxique… Le test a mis en évidence une interaction sur les cellules de la moelle osseuse et l’apparition de micronoyaux à des niveaux non significatifs statistiquement, qui ne permettent pas de conclure quant à l’éventualité d’un effet génotoxique.

L’organisme est-il capable d’éliminer le silicone ?
À la suite d’une rupture ou d’un suintement, le silicone sera pris en charge via le système lymphatique. Il se concentre essentiellement dans les ganglions sous le bras, mais n’est pas éliminé par l’organisme. »
Et ce communiqué stipule que :
« Une femme porteuse de ces implants peut-elle allaiter son enfant sans risques ?
Dans la mesure où il n’est pas possible d’exclure le passage du gel à l’extérieur de l’implant, l’Afssaps recommande aux femmes porteuses d’implants mammaires PIP à base de gel de silicone de ne pas allaiter leurs enfants.

Alors, les mères porteuses d’implants PIP doivent-elles réellement renoncer à l’allaitement ?

Dans les années 1990, une grande controverse sur les « risques » liés à l’allaitement par des femmes porteuses d’implants mammaires en silicone avait déjà fait rage. Leur innocuité pour l’enfant allaité était mise en question. On accusait ces implants d’induire, par exemple, des troubles de la motilité œsophagienne chez les enfants des mères porteuses d’implants en silicone.
L’équipe de Levine et al a publié plusieurs études sur le sujet :
Levine JJ et al. Sclerodermalike esophageal disease in children breast-fed by mothers with silicone breast implants. JAMA 1994 Jan 19 ; 271(3) : 213-6. Erratum in: JAMA 1994 Sep 14 ; 272(10) : 770. 
Levine JJ et al. Esophageal dysmotility in children breast-fed by mothers with silicone breast implants. Long-term follow-up and response to treatment. Dig Dis Sci 1996 Aug ; 41(8) : 1600-3.
Levine JJ et al. Increased urinary NO3(-) + NO2- and neopterin excretion in children breast fed by mothers with silicone breast implants : evidence for macrophage activation. J Rheumatol 1996 Jun ; 23(6) : 1083-7.
Par la suite, de nombreuses études ont été publiées sur leur impact éventuel sur l’enfant allaité, le taux lacté de silicone, et son dépôt dans les tissus, qui sont venues démentir les résultats de cette équipe.
Des techniques modernes telles que la spectrométrie électrothermique d’absorption atomique, l’analyse spectrométrique du plasma… ont permis de mesurer de façon précise le taux de silicone dans les fluides biologiques et les tissus. Grâce à ces techniques, des études plus récentes ont retrouvé des taux significatifs de silicone dans le sang de femmes ne portant pas d’implants. Une étude a retrouvé chez de telles femmes des taux plasmatiques de silicone de 140 ± 10 µg/l. Dans 4 autres études sur des femmes ne portant pas d’implants mammaires, les taux plasmatiques de silicone étaient de 130 ± 70 µg/l, 170 ± 100 µg/l, de 30 à 209 µg/l et de 10 à 250 µg/l. Trois études ont retrouvé des taux plasmatiques moyens de silicone plus élevés chez les femmes portant des implants mammaires en silicone, mais les taux retrouvés chez ces femmes se situaient dans la même fourchette que les taux retrouvés chez les femmes des groupes témoin.

Une étude n’a pas retrouvé de différence significative dans le taux lacté de silicone suivant que la femme portait ou non une prothèse mammaire. Trois études ont retrouvé un taux significativement plus élevé de silicone dans le tissu mammaire des femmes portant des prothèses à base de gel de silicone que chez les femmes du groupe témoin, mais ce taux tissulaire n’était pas corrélé avec l’existence ou non d’une rupture de la poche contenant le gel, ou avec la durée pendant laquelle l’implant avait été posé. D’après les connaissances actuelles et étant donné les très importantes variations personnelles constatées entre les femmes, la mesure du taux de silicone dans le sang, le lait maternel ou le tissu mammaire ne présente aucun intérêt pour la détection d’une rupture de l’implant.
Silicon assays in women with and without silicone gel breast implants – A review. W Peters, D Smith, S Lugowski. Ann Plast Surg 1999 ; 43(3) : 324-30. 

Cette étude a été effectuée sur 15 mères portant des implants en silicone et 34 mères sans implants mammaires. Le recueil des échantillons de lait a été effectué selon des modalités très précises afin d’éviter toute contamination, ainsi que leur analyse (par spectrophotométrie d’absorption atomique). Les taux de silicone ont été mesurés selon le même protocole dans ces échantillons de lait maternel, dans le sang maternel, dans du lait de vache du commerce courant et dans 26 marques différentes de lait industriel.
Il n’y avait aucune différence significative dans les taux de silicone retrouvés dans le lait des mères, qu’elles soient ou non porteuses d’implants mammaires en silicone (55,45 ± 35 µg/l contre 51,05 ± 31 µg/l), ni dans les taux sériques de silicone. En revanche, le taux moyen de silicone du lait de vache du commerce courant était de 708,94 µg/l, et le taux moyen de silicone dans les laits industriels était de 4402 µg/l.
Les auteurs concluaient que les mères porteuses d’implants mammaires en silicone ont des taux sériques et lactés de silicone similaires à ceux observés chez les mères non porteuses d’implants. Ils soulignent qu’en revanche, le taux de silicone du lait de vache du commerce courant est en moyenne 10 fois plus élevé que celui du lait maternel, celui des laits industriels étant quant à lui près de 100 fois plus élevé.
Breast milk contamination and silicone implants: preliminary results using silicon as a proxy measurement for silicone. Semple JL; Lugowski SJ; Baines CJ; Smith DC ; McHugh A. Plast Reconstr Surg 1998 Aug ; 102(2) : 528-33. 

Cette étude épidémiologique danoise, qui a comparé la santé des enfants de 1 135 femmes porteuses d’implants mammaires et de 7 071 femmes qui n’en portaient pas, n’a retrouvé strictement aucune corrélation entre les implants mammaires en silicone et une quelconque pathologie chez les enfants nés après la pose de ces implants chez leur mère. En revanche, les résultats de cette étude montrent que les mères qui ont eu une chirurgie mammaire à visée esthétique amènent plus souvent leur enfant à l’hôpital pour des troubles œsophagiens, problème habituellement suivi par une simple consultation médicale.
Health outcomes in offsprings of mothers with breast implants. K Kjøller, JK McLaughlin, S Friis et al. Pediatrics 1998 ; 102(5) : 1112-1115. 

Les implants mammaires ne sont pas sans danger. Certes, les implants PIP ont une durée de vie plus courte, le silicone qu’ils contiennent est plus irritant, et le risque de problèmes pour la femme porteuse de ces implants est donc plus élevé. Mais la rupture est un risque commun à tous les implants mammaires (leur durée de vie moyenne est de 10 à 15 ans, et un suivi régulier est recommandé), et la diffusion du gel de silicone dans les tissus voisins peut provoquer des douleurs, une fibromyalgie, des pathologies conjonctivales… (Are breast implants safe ?  D Zuckerman. Med Gen Med, 24/10/2001). Toutes les femmes qui souhaitent se faire poser des implants mammaires devraient être informées objectivement sur les risques liés à cette chirurgie.

Toutefois, la silicone est utilisée pour divers implants dans le corps. Pourquoi se focaliser sur les implants mammaires ? Le taux de dérivés de la silicone est beaucoup plus élevé dans le lait de vache et dans les laits industriels que dans le lait maternel. Pendant des décennies, les coliques des nourrissons ont été traitées à l’aide de produits contenant de la siméthicone, une molécule proche de celle utilisée dans les implants mammaires, et ces bébés en ont absorbé des quantités considérablement plus élevées que celles qu’ils peuvent ingérer par le biais du lait maternel. Les tétines et sucettes sont le plus souvent en silicone. Le silicone est utilisé comme lubrifiant pour les seringues, il est présent dans de nombreux produits de beauté (sticks pour les lèvres par exemple). Par ailleurs, les polymères de silicone présents dans ces implants sont de très grosses molécules, ce qui rend hautement improbable leur passage dans le lait. Et il n’y a aucune commune mesure avec l’impact irritant que peut avoir ce gel s’il se répand dans les tissus suite à la rupture de l’implant, et celui qu’il peut avoir si une infime quantité est absorbée par la bouche.

Si les implants PIP semblent induire davantage de problèmes chez les femmes porteuses que des implants de meilleure qualité, il n’existe aucune raison de supposer que le silicone de ces implants puisse passer davantage dans le lait que celui des implants de meilleure qualité, ni qu’il soit plus susceptible de poser un problème pour l’enfant allaité.
http://www.lllfrance.org/Actualite-scientifique/Implants-mammaires-PIP-et-allaitement.html

PostHeaderIcon L’allaitement maternel ne connaît pas la crise !

Alors que les fêtes de Noël viennent a peine de s’achever, et que le réveillon de nouvel an approche, force est de constater que nous sommes toujours en période de crise. MAIS, dans ce contexte de fortes tensions économiques, de déficit croissant de la sécurité sociale, il reste une bonne nouvelle : l’allaitement maternel ne nous coûte rien, ou presque. Et peut rapporter beaucoup.

Trop souvent, nous avons tendance à penser que ce qui nous coûte peu (d’argent) n’a que peu de valeur. C’est cette même logique qui va nous amener à acheter des produits de luxe (moi la première si je le pouvais!) ou onéreux avec la pensée induite que plus c’est cher et mieux c’est ! MAIS lorsqu’on parle d’allaitement maternel, c’est très diffèrent car la valeur est inversement proportionnelle au coût !

Certaines familles peuvent ainsi avoir l’impression qu’elles vont offrir ce qu’il y a de mieux à leur enfant si elles achètent du lait en poudre qu’elles paient le prix fort. Pour elles, c’est un tel sacrifice financier que le bénéfice pour leur bébé en est forcément meilleur. On note d’ailleurs que l’allaitement maternel est très peu répandu dans les catégories socio professionnelles moins favorisées, est-ce une simple coïncidence ?

Je ne dispose malheureusement pas de statistiques suffisamment récentes, mais différentes études montrent que plus le niveau d’étude augmente, plus les femmes tendent à allaiter. Et lorsque le conjoint est cadre supérieur, les deux tiers des femmes allaitent, alors qu’elles ne sont que 53 % lorsqu’il est employé, et à peine la moitié lorsqu’il est ouvrier (Séverine Gojard, chercheuse a l’INRA, L’allaitement ; une pratique socialement différenciée)

Seulement, il est vrai que lorsqu’on est enceinte ou jeune maman, c’est tellement difficile de ne pas se laisser influencer par toutes ces initiatives marketing. Pour avoir étudié le sujet lors de mes études en école de commerce, j’ai une « vague » compréhension de ces mécanismes de manipulation.

Prenons l’exemple d’une femme qui passe par la maternité, et va recevoir la fameuse « boite rose » qui contient échantillons, pubs, code de réductions etc… La jeune maman, heureuse de ce cadeau, ne mesure pas toujours la contrepartie recherchée par les marques qui souhaitent avant tout l’attirer et la fidéliser. De la même manière, les newsletters de Doctissimo envoyées aux femmes enceintes affichent un partenariat avec le lait Gallia (Bledina).

Idem pour le site Magic Maman (recommandé sur la boite rose d’ailleurs!) que j’adore pour son contenu pertinent et ses supers articles, notamment sur l’allaitement. Mais je déplore que la partie consacrée à l’allaitement maternel soit ensevelie sous les pubs Nestlé ou Bledina. Pourquoi ne pas les remplacer par des pubs mieux contextualisées, en rapport avec les accessoires ou vêtements d’allaitement par exemple ?

On peut vraiment s’interroger et se demander dans quelle mesure nous encourageons les femmes à allaiter en France. Ou a consommer toujours plus? Biensur, chaque maman est libre d’allaiter ou non, selon sa volonté. Mais il faut tout de même reconnaître que les incitations pour donner du lait en poudre sont nombreuses malgré tout. Et surtout a la maternité, car les enjeux économiques sont considérables pour les fabricants de laits infantiles, qui n’ont aucun intérêt a ce que les mamans allaitent !

BREF, pour en revenir au coût concret de l’allaitement, il est plutôt faible bien qu’il varie selon la durée et les désirs de la maman. Voici un aperçu des dépenses qui peuvent être a prévoir (non exhaustif) :
– légère augmentation de l’alimentation maternelle, assez difficile a chiffrer…
– coussinets d’allaitement : le prix varie selon la marque, mais pour des coussinets jetables, comptez 7,50 euros les 30 (Dodie), 7 euros les 70 (Thermobaby via Cdiscount), 7 euros les 30 (Avent, par Philips).
– des soutiens gorges d’allaitement : a partir de 15/20 euros chez Carrefour
– un tire lait : il existe le manuel et l’électrique. Le manuel, à votre charge coûte aux alentours de 30 euros pour un premier prix. Il semble que le modèle Avent (environ 60 euros) ait beaucoup de succès auprès des mamans. Autre option, plus économique, la location d’un tire lait électrique (sur ordonnance) remboursé intégralement par la sécurité sociale (65%) et la mutuelle (35%), quelle que soit la durée de l’allaitement
– une crème pour les crevasses (oui ça peut arriver !) : Lansinoh crème, 10 euros le tube de 10g, 18 euros le tube de 56g. En général, un tube suffit pour toute la durée de l’allaitement
– éventuellement des coques d’allaitement (évitent la macération des coussinets dans certains cas, notamment les problèmes de crevasses) : Avent, 15 euros les deux
– des vêtements adaptés à l’allaitement peuvent s’avérer utiles afin de ne pas avoir à dévoiler le sein complètement pour nourrir son bout de chou. La aussi, inutile d’en faire des tonnes : si il est vrai qu’on a toutes envie d’être jolie et sexy même lorsqu’on allaite, la robe d’allaitement a 100 euros peut relever un peu du superflu. Sauf pour les plus favorisées d’entre nous, pour un petit coup de cœur exceptionnel, ou encore un cadeau du papa…
Pour les plus coquettes ou pour se faire un petit plaisir, consultez : http://www.enviedefraises.fr/45-vetements-allaitement?n=1000
Sinon, la ligne maternité H&M comporte des tenues spécifiques a l’allaitement et très abordables, ca fera très bien l’affaire!

Maintenant, vous savez a quoi vous attendre si vous désirez allaiter. Un budget de 150 euros sur 6 mois semble réaliste. Et encore, il est possible de le diminuer si vous vous montrez raisonnable

Quant aux dépenses à prévoir pour un enfant nourri au biberon, elles sont bien plus conséquentes :
– achat de boites de laits infantiles : 160 variétés dont 50 spécifiques au 1er âge. Une boite de 900g Gallia (de Bledina) coûte en moyenne 18 euros. Une boite de 800g Guigoz de Nestlé coute environ 20 euros. Sachant qu’une boite se conserve au maximum 3 semaines après ouverture, considérons une moyenne de 2 boites achetées par mois. Soit un total avoisinant 216 a 240 euros, selon la marque, Bledina ou Nestlé, durant 6 mois. Ces chiffres sont très conservateurs. Surtout que les parents ont souvent tendance à préparer de trop grandes quantités de lait de peur que l’enfant n’en manque. Mais le résultat est que le lait ne se conserve pas bien une fois reconstitué et si le bébé n’a plus faim, ça finit à la poubelle… On estime donc que l’enfant consomme réellement 70 a 80% des biberons préparés. Il est également habituel que les parents achètent différentes marques de lait avant de trouver celle qui convient le mieux à leur bébé. Et dans le cas d’allergies ou coliques, il peut s’avérer nécessaire de choisir des laits spécialisés ou médicaux, encore plus onéreux.
– biberons, tétines : 19 euros les 3 biberons, 5 euros les 2 tétines (Dodie), 21 euros les 3 biberons (Avent de Philips)
– eau minérale : 3 euros les 6 bouteilles d’evian (6X1,5 L)
– stérilisateur : a partir de 25 euros (Babymoov), 60 euros (Tefal)
– chauffe biberon : a partir de 27 euros (Thermobaby), 50 euros (Avent, Philips)

Soit un budget approximatif de 350 euros a prévoir sur une durée de 6 mois, au minimum. A cela s’ajoute évidemment les dépenses de santé, car il est prouvé qu’un enfant allaité est moins souvent malade et donc moins hospitalisé.

Mais je vais rester prudente et je préfère ne pas avancer trop de chiffres car malheureusement les rares comparaisons que j’ai pu trouver sur le coût de l’allaitement versus l’alimentation au lait infantile sont trop anciennes.

Ce dont je suis certaine, c’est qu’en cette période de crise, l’économie réalisée grâce à l’allaitement n’est vraiment pas négligeable ! Et pour le petit coup de gueule du jour : arrêtons de faire culpabiliser les parents en leur faisant croire que si ils ne dépensent pas une fortune pour leurs bambins, c’est qu’ils ne sont pas a la hauteur.

PostHeaderIcon Allaitement et polémique chez les peoples

Un parfum de scandale flotte dans les médias ces derniers temps lorsqu’il s’agit d’évoquer les peoples et l’allaitement maternel. Le débat est toujours passionné !

Dernièrement, c’est Marion Cotillard qui a choqué l’opinion en allaitant son fils Marcel de 5 mois (fruit de son union avec Guillaume Canet) au restaurant « château Marmont » de Los Angeles (octobre 11). Il lui a été reproché de dévoiler son sein au milieu du restaurant, sous les yeux effarés des clients. Il faut dire qu’aux Etats-Unis on ne plaisante pas avec la pudeur ! Elle ne s’était pas rendue compte que tout le monde la regardait et a vite réagi en couvrant le bébé et sa poitrine avec une couverture pour mettre fin a la polémique.

Cela reste intéressant de constater que la plupart des articles qui relatent cette histoire donnent lieu à de nombreux commentaires sur internet autour de la question centrale de la pudeur. Peut-on allaiter dans un lieu public ? Les principaux détracteurs affirment qu’ils ne souhaitent pas qu’on leur impose la vue des seins d’une femme qui allaite… Alors que notre société de consommation nous impose des images de femmes dévêtues dans les publicités à longueur de temps, est-ce si choquant de simplement voir une maman nourrir un bébé ? On est bien d’accord, ca peut se faire en toute discrétion, inutile d’étaler ses seins dans l’assiette de son voisin au restaurant… Je suis volontiers pour le respect des mères qui allaitent, mais aussi pour celui de tous ceux qui n’allaitent pas :-)

Hélène Parat, psychanalyste, et auteur de l‘ouvrage « sein de femme, sein de mère » a décrypté pour le site Magicmaman le rejet de certaines personnes face a une maman qui allaite en public. Rappelons que selon le sondage IFOP réalisé en 2009, 25% des françaises de moins de 35 ans se déclaraient choquées par cette pratique. Selon Mme Parat, plusieurs raisons peuvent expliquer cette attitude, notamment la confusion entre le sein érotique (connotation sexuelle) et le sein maternel (connotation nourricière). Par ailleurs, une mère qui allaite son enfant à la vue de tous ferait ressurgir chez ces personnes un certain nombre d’émotions inconscientes relatives à la petite enfance, dont certaines inconfortables… Enfin, les femmes d’aujourd’hui, dans leur volonté d’être libres, indépendantes, modernes, ne souhaiteraient pas être réduites au statut de « mammifère » en allaitant leur enfant. Le plus souvent, c’est cette dimension un peu « animale » qui peut créer des freins chez certaines mamans, incapables alors de concevoir l’allaitement. Comme Mme Parat le souligne si bien, à notre époque la maternité n’est plus forcément considérée comme incontournable pour l’accomplissement d’une femme…
Plus de détails sur le sujet ici >>
Et vous, quelle est votre perception d’une maman qui allaite en public ?

Pour en revenir aux peoples, et à leur surexposition, Angelina jolie a également fait beaucoup parler d’elle sur le sujet de l’allaitement. Et pour cause, son mari Brad Pitt l’a photographiée en train d’allaiter l’un de leurs deux jumeaux. Les photos, exclusives, ont ensuite été diffusées dans le magazine W (octobre 2008).

Une statue de bronze a d’ailleurs été sculptée un an plus tard par Daniel Edwards, inspirée par ces photos et représentant Angelina allaitant les jumeaux. Elle a été dévoilée lors de la semaine mondiale de l’allaitement. J’ai trouvé cette initiative marrante bien qu’un peu de mauvais gout… Mais cela prête à sourire, surtout que l’œuvre d’art n’est pas forcément fidèle à la réalité : Angelina n’a jamais allaités les jumeaux en même temps mais toujours l’un après l’autre. Et l’un des deux bébés représentés est d’origine africaine car l’idée était de promouvoir l’allaitement maternel dans toutes les cultures.

Gisèle Bundchen, célèbre mannequin brésilien, a elle aussi été en quelques sortes, ambassadrice de l’allaitement. Mais ses propos un peu radicaux ont déclenché une forte polémique, même auprès des associations militantes pour l’allaitement telles que la Leche League. Elle a déclaré qu’il devrait y avoir une loi internationale obligeant les mères à allaiter leur enfant pendant 6 mois (aout 2010). Elle s’est donc indignée contre les mamans qui donnent des biberons de lait chimique a des enfants si petits… Elle a notamment vanté les vertus de l’allaitement pour perdre du poids, et cela semble avoir bien fonctionné pour elle, parallèlement au travail entrepris avec ses coachs puisqu’elle a repris les séances photos six semaines seulement après son accouchement.

Les réactions ne se sont pas fait attendre et ont le plus souvent été violentes envers le top, qui a cruellement manqué de délicatesse. Elle a finalement nuancé son jugement devant l’affolement général et déclaré s’être mal exprimée face aux journalistes : « Mon intention de parler de l’importance de l’allaitement n’avait rien à voir avec la loi, a-t-elle indiqué sur son blog. Elle venait de ma passion et mon dévouement pour les enfants. Devenir mère m’a amenée à me poser beaucoup de questions, je suis en recherche permanente du meilleur pour mon enfant. C’est dommage que dans une interview les choses apparaissent noires ou blanches. Je suis sûre que si je m’étais assise avec d’autres mères et en avais parlé pour partager mes expériences, nous aurions juste échangé nos opinions. Je comprends que chacun à ses propres expériences et opinions, je ne juge personne. ».
Voila pour les excuses, a posteriori.

Le principal intérêt que je retiens de ce débat est une question centrale: quels sont les leviers et arguments que nous pourrions utiliser afin de promouvoir l’allaitement maternel et ainsi en faire une norme en France ?

Jouer sur l’axe de la culpabilisation n’est pas le moyen le plus fin pour inciter les mamans à allaiter. Il faut arrêter de prétendre qu’il faut allaiter son enfant pour être une bonne mère. Même si j’adore l’allaitement, je peux concevoir que toutes les mamans ne partagent pas ma position. Au risque d’en choquer plus d’unes, mon fils d’un an prend maintenant son lait au biberon et mange des petits pots. C’est vrai que je cours toujours avec un travail a plein temps, et des déplacements professionnels, donc lorsque j’ai un peu de temps libre je préfère me consacrer a mon fils plutôt que de passer du temps a cuisiner. Ca se discute, je vous l’accorde. Le principal est qu’il a l’air de bien se porter et incarne la joie de vivre :-)

Au fond, je crois qu’on espère toutes être la maman idéale, et souvent la réalité nous rattrape face a toutes les contraintes que nous devons gérer au quotidien. Finalement, être une bonne mère, n’est-ce pas une mère qui élève son enfant en accord avec ses valeurs, qu’elle estime légitimes ?

Et pour retrouver la liste, pratiquement exhaustive, des peoples qui ont allaités ou été allaités, voici un article très complet sur le site du lien lacté (une vraie mine d’informations par ailleurs !)