Archive pour la catégorie ‘Vie perso / Vie pro’

PostHeaderIcon Faire garder son petit loulou ou comment devenir dingue avec les maux de garde ????

Je préfère te prévenir afin que les choses soient bien claires : déjà tu peux sérieusement te poser la question de la reprise du travail, ou du congé parental. Car faire garder son enfant lorsque les deux parents travaillent à temps plein, ça nécessite une solide organisation, une bonne détermination pour poursuivre l’allaitement et ça veut dire aussi que le montant des aides familiales est nettement moins élevé (forcément puisque les ressources de la famille augmentent, ne sois pas naïve!). Donc finalement, si faire garder son enfant ça revient à amputer le foyer d’un salaire en frais de garde, ou presque, alors le calcul est vite fait. Sauf si t’as la chance d’avoir un job extra super passionnant dont tu ne peux pas te passer et bien payé de surcroit. Mais à part si tu vis dans le monde des bisounours, on va dire que ca ne concerne pas la majorité d’entre nous.

En effet, le plus souvent, lorsque la maman reprend le travail, si ce n’est pas la famille qui aide ou dépanne pour garder l’enfant (merci aux grands parents en général!), alors c’est compliqué de trouver une solution. Nous on a tout essayé, vraiment. Et on a failli désespérer, mais finalement non, il y a bien des solutions… Je m’explique.

Puisque je souhaitais poursuivre l’allaitement de mon petit loulou malgré la reprise du travail (il avait trois mois), la solution s’est imposée d’elle même : une nounou a domicile. A cette époque, je faisais principalement du télétravail (salariée et non freelance) et donc lorsque je n’étais pas en RDV, j’étais fréquemment a la maison, ce qui m’autorisait une grande flexibilité. J’avoue que je suis assez chanceuse d’avoir pu concilier boulot et allaitement pendant quelques mois. Même si après, la tendance s’est inversée et j’étais bien plus souvent absente pour mon travail que chez moi. Mais n’empêche, j’ai pu en profiter un certain temps, là est le principal!

PostHeaderIcon Maman allaite & maman travaille. La pratique !

On a vu la théorie dans le dernier article « Maman Allaite et Maman Travaille. Et pourquoi pas ? » , passons maintenant à la pratique si vous le voulez bien. Et la, je préfère vous prévenir, c’est le b*****… Pardonnez moi l’expression mais il vaut mieux rester honnête, ca reste compliqué de tout mener de front pour une femme: notamment le travail et l’allaitement.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons en au point de départ : les galères de l’allaitement avec mon fils (premier enfant). Il faut dire que j’avais déjà été un peu fragilisée par l’accouchement (je devrais plutôt dire la césarienne) et les semaines qui ont suivi ont vraiment été dures a gérer. Rien de grave, mais pour commencer, allaiter après une césarienne ce n’est pas le plus facile. Je ne conteste pas que l’allaitement est naturel, mais ca reste un mécanisme complexe à mettre en place pour certaines d’entre nous. Je crois que c’est important de le reconnaître. Vous pouvez d’ailleurs consulter cet article médical posté sur le blog il y a quelques temps, très instructif : L’allaitement maternel, un véritable challenge après une césarienne !J’ai en effet eu tout un tas de difficultés dans mon allaitement, comme de nombreuses femmes (vous vous reconnaitrez peut-être) : douleurs lors de la montée de lait, crevasses liées a une mauvaise position du bébé au départ (le cataplasme a base de Smecta et Bepanthene a très bien fonctionné !), mauvaise gestion des pics de croissance du bébé dont je ne comprenais pas les hurlements, des douleurs au sein effroyables dues a une candidose des mamelons qui tardait a guérir, les coliques du nourrisson et reflux qui engendraient des pleurs permanents du bébé …. Bref, panique a bord avec tout un tas de personnes bien intentionnées autour de moi pour me dire ce que j’avais a faire (grrr je déteste ca !), et qui se sont toutes improvisées expertes de l’allaitement. Sous prétexte que la voisine d’un tel ou d’une telle qui était infirmière était amie avec une femme dont le lait n’était pas assez nourrissant, bla bla bla , j’aurai du tout arrêter et donner le biberon. Cherchez l’erreur… Mais même si je ne savais plus comment parvenir à un allaitement serein, je n’étais pas prête à arrêter et renoncer a tous mes efforts si facilement. Il faut dire qu’après la naissance d’un enfant, on peut se sentir un peu dépassée par les évènements, avec un certaine fragilité émotionnelle, ou une sorte de vulnérabilité plutôt… merci les hormones… Ce n’est généralement pas la période la plus favorable pour avoir confiance en soi. Mais finalement, avec le soutien d’un certain nombre de gens (sages femmes, pédiatre, consultante en lactation, sans oublier mon conjoint biensur) j’ai réussi à avancer. Internet m’a aussi beaucoup aidé à rechercher les infos dont j’avais besoin, une vraie mine d’or même si il faut faire le tri… surtout sur un sujet comme l’allaitement dont regorgent les forums féminins.

Maintenant que vous connaissez un peu le contexte de mon allaitement, petit zoom sur ma vie active. J’ai vécu a l’étranger durant les sept premiers mois de ma grossesse, et a mon retour en France, j’ai conservé mon poste que j’ai rapatrié de l’étranger : responsable commerciale dans une start up des nouvelles technologies. Une petite entreprise d’une quinzaine de personnes, dont j’étais la seule représentante en France et en Europe. Il était donc convenu que je reprendrai mon poste et mes responsabilités au terme de mon congé maternité.

Seulement voilà, tout a commencé un samedi après-midi. Mon bébé avait environ 2 mois et je n’avais toujours pas réussi à stabiliser mon allaitement comme je vous l’ai expliqué précédemment (oui je sais, pas très douée la fille). Mon père et ma grand mère étaient venus du Pole Nord de Nancy pour m’aider avec le bébé, mon conjoint étant absent durant plusieurs jours a ce moment la. C’est alors que j’ai reçu un email de mon employeur, le big boss, me demandant des nouvelles du bébé et par la même occasion si je pouvais me rendre à Barcelone le lendemain pour un congrès qui démarrait le lundi avec des RDV clients très importants. Hmmm, ca va pas non ? Comment dire… « C’est que ça tombe un peu mal puisque j’allaite mon BB et je ne souhaite pas le laisser seul à Marseille pour plusieurs jours. Donc je vous propose un deal : OK, je viens, mais avec mon BB. La blague… Et avec ma famille ». Si si, je vous assure je leur ai réellement dit ça (ou plutôt écrit par mail). Donc là, panique a bord ! Toutes les affaires a préparer dans l’urgence pour partir tôt le lendemain matin. En plus, comme le BB ne faisait pas encore ses nuits, difficile d’avoir les idées claires et la tête au boulot.

Finalement on est arrivés sans trop d’encombres à Barcelone le lendemain. Je vous passe tous les détails logistiques et les galères dans l’organisation… Il était convenu avec mon entreprise qu’ils prenaient en charge financièrement une chambre d’hôtel pour ma famille en plus de celle que je partageais avec le bébé. Ainsi, lorsque je travaillais sur les dossiers pour préparer mes RDV, le BB était avec ma famille qui me le ramenait lorsqu’il avait faim. Ensuite, lorsque j’ai participé aux réunions avec les clients le lundi, ma famille patientait dans la voiture avec le bébé et je m’éclipsais dès que je le pouvais entre deux réunions pour venir l’allaiter quelques minutes. Vous allez me dire que j’aurai pu tirer mon lait, et leur confier les biberons de lait maternel, que ça aurait été certainement plus simple a gérer. C’est vrai. Mais a cette époque, même si j’avais bien récupéré le tire lait électrique (dit aussi magique) Medela, je le trouvais tellement imposant que ça m’avait découragé de m’en approcher (possibilité de le louer gratuitement pour plusieurs mois, sur ordonnance). Et je ne parle pas du tire lait manuel bas de gamme que j’avais acheté auparavant et dont je ne parvenais même pas à me servir. Je crois qu’il y avait aussi un blocage psychologique, le côté « mammifère » qui me déplaisait un peu. BREF, j’étais réticente à tirer mon lait à cette époque.

Mais j’ai changé d’avis. Très vite. Lorsque j’ai officiellement repris le travail, j’ai été amenée à me déplacer fréquemment et là, autant le reconnaître, le tire lait est vite devenu incontournable, bien que contraignant. Avec les nombreux allers retours Marseille-Paris, je me suis vite décidée à emmener le tire lait électrique pour simplifier les choses. Mais porter cet engin dans le métro de Paris avec toutes les marches d’escalier, et le bordel ambiant, ce n’est vraiment pas le top. Il tenait bien dans ma valise mais ça pesait une tonne et je ne pouvais rien ajouter d’autre! Même plus de place pour les vêtements. Arrivée chez ma meilleure amie, sa première réaction a la vue de la « bête » fut plutôt perplexe : « mais tu es venue avec une caisse a outils ?… ». Non, juste un tire lait électrique… J’ai finalement décidé de le laisser chez elle afin de ne plus avoir a le transporter systématiquement chaque semaine. Et là, j’ai compris ma douleur : passer une journée entière avec des RDV professionnels, sans tire lait, et avec une forte lactation… Pour la première fois de ma vie, les hommes ne me regardaient plus dans les yeux mais scrutaient mon décolleté, sur le point de faire exploser ma robe. Ça y est, mes propos n’avaient plus aucun intérêt, et en plus ma poitrine était douloureuse comme jamais. Il ne me restait plus qu’à filer dans les toilettes pour essayer de remplacer le tire lait absent et extraire le lait avec mes mains. Quelle joie… Et pourtant j’ai dû continuer ainsi, jusqu’à mon retour à Marseille très tard le soir, même dans les toilettes du TGV… Très glamour. Inutile de préciser que toutes les fois suivantes, je partais systématiquement avec le tire lait manuel, pour ne plus revivre ça. Et lorsque le bébé a eu sept mois, je l’ai sevré complètement, et depuis il est au biberon. Je suis déjà heureuse d’avoir pu prolonger l’allaitement aussi longtemps compte tenu des circonstances.

Mais je comprends que les mamans qui reprennent le travail puissent se sentir découragées de poursuivre l’allaitement. C’est précisément pour cette raison que nous avons mis en place une pétition visant à prolonger le congé maternité. Celles qui le souhaitent pourront ainsi poursuivre leur allaitement en toute sérénité. Pour les autres, qui reprennent le travail plus rapidement (par choix ou nécessité absolue) j’ai une bonne nouvelle a partager avec vous : une étude intéressante parue il y a quelques jours montre que les femmes actives seraient plus épanouies que les femmes au foyer ! plus de détails dans cet article.

PostHeaderIcon Maman Allaite et Maman Travaille. Et pourquoi pas ?

Pour lutter contre une vague de préjugés qui ont la vie dure et qui consistent à penser que l’allaitement s’adresse exclusivement aux femmes qui n’ont pas de vie active, ou du moins pas d’ambition et qui restent clouées a la maison en pyjama pour s’occuper de leurs bambins… Bon c’est vrai j’avoue, j’ai moi même ressemblé a ça dans les premiers temps. On m’a même surnommée la vache « Milka » avec mon pyjama Etam mauve couvert de taches de lait à la sortie de la maternité, mes 23 KG pris pendant la grossesse, mes envies folles de chocolat …

Mais ca n’a duré qu’un temps car très vite j’ai perdu tout ce poids (Ouf !!! merci l’allaitement) et retrouvé mes tailleurs, mon maquillage, mes talons aiguilles et mes RDV clients. Je persiste et je signe : on peut tout a fait être mère et désirer allaiter tout en ayant un plan de carrière, les deux n’étant pas incompatibles contrairement à la thèse soutenue par Mme Elisabeth Badinter dans son ouvrage “Le Conflit, la femme et la mère”. Si je suis effectivement d’accord avec la plupart de ses idées et son combat féministe, je ne la rejoins vraiment pas sur sa vision de l’allaitement. Pour une analyse très fine de son livre et orientée « allaitement », je vous recommande vivement la lecture de cet article très pertinent de Solène, rédactrice du blog MamaNANA :

A priori on peut penser qu’une mère active souhaitera certainement faire le choix de l’indépendance : elle se dira alors que l’idéal est une répartition des tâches équitable avec son mari, en donnant le biberon au BB a tour de rôle… blablabla … J’ai moi même eu ce raisonnement au cours de ma grossesse donc je le connais. Mais finalement, est-ce que donner le biberon est réellement une solution d’indépendance ou de facilité, comme on pourrait le penser ? Je n’en suis pas si sure, faut voir… J’en suis en tout cas vite venu a la conclusion que : 1) nettoyer le biberon, 2) stériliser le biberon 3) faire chauffer l’eau a la bonne température 4) ajouter la poudre de lait avec une mesure rase dont la moitié se renverse a côté a chaque fois parce que j’ai deux mains gauches etc… c’était bien trop contraignant pour moi. Surtout que lorsque le bébé ne fait pas encore ses nuits, ca impose un réveil brutal et après, dur dur de se rendormir. Avec l’allaitement on reste dans un semi sommeil, les hormones aidant, le bébé dans les bras, je trouve ca un peu moins violent. Quand on est une maman qui travaille beaucoup (ou une maman très occupée par ailleurs… même si ce n’est pas par une activité professionnelle), tous les prétextes sont bons pour gagner du temps. Entre préparer un biberon et sortir un sein, y’a pas photo !

Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié le côté pratique de l’allaitement lorsque je me rendais quelque part avec le BB. Inutile de prévoir alors l’armada de biberons parce que j’avais déjà tout sous la main, et a bonne température :-) . Je me suis sentie vraiment indépendante, je prenais ma voiture et où que je sois, peu importe la durée, j’avais toujours tout ce qu’il fallait pour nourrir le bébé et ce avec la plus simple organisation qui soit. Pas la peine de s’exhiber en public si on ne le souhaite pas, mais on peut toujours allaiter et être discrète ! D’ailleurs pour l’anecdote, l’allaitement s’est avéré très pratique chez le pédiatre lorsque l’enfant finissait par s’impatienter dans la salle d’attente (oui Patrick, tu as un peu de retard parfois lol) ou lors d’un vaccin, lorsque l’enfant tête le sein de sa mère, cela calme sa douleur. Aujourd’hui mon fils a un an et je lui donne le biberon avec du lait en poudre parce que je ne souhaite plus l’allaiter mais ça n’empêche que je regrette tout de même le côté « pratique ».

L’allaitement peut donc s’avérer un précieux allié pour une maman débordée ou une maman qui travaille même si cela peut paraître contradictoire.

En outre, de nombreuses mamans actives ont fait le choix de consommer des produits bios lorsqu’elles peuvent se le permettre. Il paraît donc naturel pour ces mamans d’allaiter leurs bébés… car il ne s’agit quelque part que d’un prolongement de leurs habitudes de consommation. Dans ce cas, pourquoi être choqué lorsqu’une maman allaite alors qu’elle travaille ?

Alors, sans revenir a des « extrêmes » tels que le retour des couches lavables que je n’encourage pas forcément (désolée mais ce n’est vraiment pas mon truc), j’estime que l’on peut mener un combat féministe tout en étant favorable à l’allaitement. Il n’y a la rien de dégradant pour une femme, bien au contraire.

Et j’incite toutes celles qui partagent cette vision du travail et de l’allaitement, ou plus largement de la maternité, à participer a la première conférence Maman Travaille, organisée par Marlène Schiappa, le 9 février 2012. De manière générale, un évènement très intéressant pour toutes celles qui se sentent concernées par la conciliation vie privée / vie professionnelle.
Plus d’infos ici et pour vous inscrire >>

En conclusion : Maman Allaite ET Maman Travaille ! Ça c’est la théorie… A venir la pratique, et la on va bien rire :-) Je vois d’ici les anecdotes croustillantes que je vais vous raconter sur ma reprise du travail et l’allaitement, ce fut … épique!

PostHeaderIcon L’insertion des femmes avec enfants dans la société

Emission LCM du 4 mai 2011. Invités du plateau : Valérie Boyer, adjointe au maire déléguée à la politique de la ville; Tony Sessine, chef d’entreprise et président de l’association des commerçants de Plan de Campagne; Emilie G., maman; Patrick De Boisse pédiatre et président de l’association « Autour de l’enfant ».

Cliquez sur ce lien pour visionner la video :
Insertion des femmes avec enfants dans la société