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Lettre accompagnement petition transmise aux candidats a la presidentielle

PETITION EN FAVEUR DU RALLONGEMENT DU CONGE MATERNITE EN FRANCE

Objet : présentation de notre projet vers un allongement du congé maternité librement choisi en France, dans le but de renforcer l’attachement familial, faciliter l’intégration nécessaire de la femme devenue mère en entreprise, et encourager la promotion indispensable de l’allaitement maternel

A l’attention de Messieurs Nicolas SARKOSY et Francois HOLLANDE,

Vous êtes candidats à la présidence de la république 2012.

Les nouveaux-nés ne votent pas, mais nous sommes la pour les représenter du mieux que nous le pouvons. Notre association « Autour De l’Enfant » a identifié que les thèmes de l’attachement familial, de l’allaitement maternel et du congé maternité en France, pourtant cruciaux, ne figurent malheureusement pas dans votre programme électoral. Nous vous interpellons donc pour avoir une meilleure compréhension de vos intentions sur ces  sujets.

En effet, la durée du congé maternité en France, à savoir 16 semaines pour un premier enfant (dont 10 seulement après la naissance), 18 semaines pour un 3ème enfant et 22 semaines pour des jumeaux est bien insuffisante. Surtout pour les mères qui font le choix de l’allaitement maternel. Et qui souhaitent respecter les objectifs fixés par l’OMS ainsi que les différents organismes de santé tels que la Haute Autorité de Santé, qui préconisent tous au minimum 6 mois d’allaitement exclusif, compte tenu des enjeux de santé publique.

Aujourd’hui, seules quelques rares entreprises, notamment les banques, offrent un congé allaitement supplémentaire aux mères qui le souhaitent, rallongeant ainsi le temps passé auprès de leur enfant dans les premiers instants de vie. Ces sociétés ont fait leurs calculs et elles ont bien compris que lorsqu’elles investissent 1 euro, elles en gagnent 4, parallèlement a la diminution des arrêts de travail injustifiés au regard de la loi actuelle. Mais la grande majorité des femmes de notre pays n’a pas forcément la chance d’avoir de tels employeurs et c’est pour elles que nous vous sollicitons aujourd’hui.

Il est vrai que la pratique de l’allaitement maternel exclusif en France est bien plus répandue depuis ces dernières années, mais il reste de gros efforts a faire : car si 68,7% des mères tentent l’expérience de l’allaitement, seulement 32% d’entre elles vont poursuivre jusqu’au 3 mois de l’enfant. C’est bien trop peu! Ainsi, la durée moyenne de l’allaitement maternel en France n’est aujourd’hui que de 10 semaines (Enquête Périnatale 2011 de la DGS). La reprise de l’activité professionnelle est clairement l’une des principales causes d’un arrêt trop précoce de l’allaitement, avec le manque de lait ou la fatigue.

C’est pourquoi, l’association « Autour De l’Enfant » a décidé de lancer un blog, « Tendance allaitement », pour se mobiliser en faveur du rallongement du congé maternité en France.

Car les bénéfices d’un rallongement du congé maternité sont nombreux, que ce soit sur le plan sanitaire, social, familial, économique… Pour ne citer que les principaux :

– une meilleure santé des enfants allaités et des mères allaitantes grâce a la prévention par l’allaitement

1. Les enfants allaités.

En règle générale ils sont moins confrontés aux problèmes d’obésité (17% des enfants de 16 ans sont concernés par ce fléau) et aux difficultés scolaires (20% d’entre eux). Comme ils sont moins hospitalisés, cela permet a la sécurité sociale de faire des économies considérables.

2. Les mères allaitantes.

On note une forte corrélation entre le taux d’allaitement relativement faible de 35% en 1968 et la prédominance des cancers du sein touchant aujourd’hui 10% des femmes. L’allaitement maternel permet donc une solide prévention du cancer du sein.

– un meilleur attachement familial pour tous, avec un lien parents-enfants renforcé, même lorsque le nouveau né est nourri au biberon,

– moins de difficultés pour trouver des modes de gardes pour des enfants âgés de 2,5 mois seulement,

– des économies directes et indirectes significatives :

1. moins d’hospitalisation des enfants allaités :

(1997) Si on voyait apparaître une élévation de 5% du taux d’allaitement, une économie de 2,7 millions d’euros par an pourrait être faite sur les seules dépenses liées aux pathologies des jeunes nourrissons (0-6 mois).
(2005) On pourrait ainsi éviter 8 000 cas de diarrhées à rotavirus et 1 000 hospitalisations par an. Soit un gain 3 millions d’€/an ? Si on établit qu’il pourrait y avoir 3 000 € d’économie par hospitalisation évitée.

On constate une évolution de la prévalence de l’initiation de l’allaitement (exclusif et partiel) en maternité en France de 1972 à 2003 de 36% à 62.5%.

Le Dr Raphael Serreau, pharmacologue et médecin de Santé Publique à Paris est donc arrivé aux conclusions suivantes :

En 2012, en extrapolant les résultats de cette étude avec un taux d’allaitement moyen de 70% à la naissance et en émettant l’hypothèse que les nourrissons font des infections graves, d’autant plus s’ils sont prématurés, nous pourrions atteindre la fourchette haute de 10 millions d’euros économisés si l’allaitement maternel se poursuivait à plus de 15 % au delà des 3 mois jusqu’aux 6 mois de l’enfant.

2. moins d’absentéisme des mères au travail… Beaucoup trop d’arrêts de travail du post partum sont liés a l’absence de mise en confiance de la mère qui recherche alors une solution illégale pour retarder son retour en entreprise.

L’association « Autour De l’Enfant » se mobilise, a travers le blog « Tendance Allaitement », et propose une solution concrète, pour rallonger le congé maternité a 26 semaines, pour celles qui le souhaitent, quel que soit le mode d’alimentation de leur enfant : allaitement ou biberon de lait infantile.

Toutefois, nous sommes bien conscients des difficultés économiques actuelles et nous avons donc réfléchi a plusieurs alternatives de financement, que vous pourrez lire dans le texte de la pétition, et qui devraient aider a concrétiser ce beau projet du rallongement du congé maternité en France. Il est également primordial de calculer les économies réalisées lorsque le taux d’allaitement augmente, afin de financer une partie de cette mesure.

Face au manque d’informations disponibles sur ce sujet spécifique, l’association « Autour De l’Enfant » a donc décidé d’entreprendre elle même une étude permettant de mesurer les économies réalisées grâce au rallongement du congé maternité à 6 mois, permettant un allaitement exclusif et une meilleure intégration des mères en entreprise. Nous comptons sur votre support pour le financement de cette étude.

Nous attendons aussi de vous que vous réalisiez enfin les enjeux d’une politique familiale plus adaptée, a travers le rallongement du congé maternité et une promotion de l’allaitement maternel en France.

Car au delà du congé maternité, il est nécessaire de mettre en place une politique plus globale permettant notamment :

• une meilleure information à l’école et au public,

• une meilleure communication sur l’allaitement a travers les medias et la publicité,

• une formation plus poussée des soignants a travers les associations et spécialistes en lactation,

• l’acceptation du lait maternel dans les structures d’accueil collectives et chez les assistantes maternelles

Nous vous remercions de nous communiquer vos propositions.

L’allaitement maternel ne connaît pas la crise !

Alors que les fêtes de Noël viennent a peine de s’achever, et que le réveillon de nouvel an approche, force est de constater que nous sommes toujours en période de crise. MAIS, dans ce contexte de fortes tensions économiques, de déficit croissant de la sécurité sociale, il reste une bonne nouvelle : l’allaitement maternel ne nous coûte rien, ou presque. Et peut rapporter beaucoup.

Trop souvent, nous avons tendance à penser que ce qui nous coûte peu (d’argent) n’a que peu de valeur. C’est cette même logique qui va nous amener à acheter des produits de luxe (moi la première si je le pouvais!) ou onéreux avec la pensée induite que plus c’est cher et mieux c’est ! MAIS lorsqu’on parle d’allaitement maternel, c’est très diffèrent car la valeur est inversement proportionnelle au coût !

Certaines familles peuvent ainsi avoir l’impression qu’elles vont offrir ce qu’il y a de mieux à leur enfant si elles achètent du lait en poudre qu’elles paient le prix fort. Pour elles, c’est un tel sacrifice financier que le bénéfice pour leur bébé en est forcément meilleur. On note d’ailleurs que l’allaitement maternel est très peu répandu dans les catégories socio professionnelles moins favorisées, est-ce une simple coïncidence ?

Je ne dispose malheureusement pas de statistiques suffisamment récentes, mais différentes études montrent que plus le niveau d’étude augmente, plus les femmes tendent à allaiter. Et lorsque le conjoint est cadre supérieur, les deux tiers des femmes allaitent, alors qu’elles ne sont que 53 % lorsqu’il est employé, et à peine la moitié lorsqu’il est ouvrier (Séverine Gojard, chercheuse a l’INRA, L’allaitement ; une pratique socialement différenciée)

Seulement, il est vrai que lorsqu’on est enceinte ou jeune maman, c’est tellement difficile de ne pas se laisser influencer par toutes ces initiatives marketing. Pour avoir étudié le sujet lors de mes études en école de commerce, j’ai une « vague » compréhension de ces mécanismes de manipulation.

Prenons l’exemple d’une femme qui passe par la maternité, et va recevoir la fameuse « boite rose » qui contient échantillons, pubs, code de réductions etc… La jeune maman, heureuse de ce cadeau, ne mesure pas toujours la contrepartie recherchée par les marques qui souhaitent avant tout l’attirer et la fidéliser. De la même manière, les newsletters de Doctissimo envoyées aux femmes enceintes affichent un partenariat avec le lait Gallia (Bledina).

Idem pour le site Magic Maman (recommandé sur la boite rose d’ailleurs!) que j’adore pour son contenu pertinent et ses supers articles, notamment sur l’allaitement. Mais je déplore que la partie consacrée à l’allaitement maternel soit ensevelie sous les pubs Nestlé ou Bledina. Pourquoi ne pas les remplacer par des pubs mieux contextualisées, en rapport avec les accessoires ou vêtements d’allaitement par exemple ?

On peut vraiment s’interroger et se demander dans quelle mesure nous encourageons les femmes à allaiter en France. Ou a consommer toujours plus? Biensur, chaque maman est libre d’allaiter ou non, selon sa volonté. Mais il faut tout de même reconnaître que les incitations pour donner du lait en poudre sont nombreuses malgré tout. Et surtout a la maternité, car les enjeux économiques sont considérables pour les fabricants de laits infantiles, qui n’ont aucun intérêt a ce que les mamans allaitent !

BREF, pour en revenir au coût concret de l’allaitement, il est plutôt faible bien qu’il varie selon la durée et les désirs de la maman. Voici un aperçu des dépenses qui peuvent être a prévoir (non exhaustif) :
– légère augmentation de l’alimentation maternelle, assez difficile a chiffrer…
– coussinets d’allaitement : le prix varie selon la marque, mais pour des coussinets jetables, comptez 7,50 euros les 30 (Dodie), 7 euros les 70 (Thermobaby via Cdiscount), 7 euros les 30 (Avent, par Philips).
– des soutiens gorges d’allaitement : a partir de 15/20 euros chez Carrefour
– un tire lait : il existe le manuel et l’électrique. Le manuel, à votre charge coûte aux alentours de 30 euros pour un premier prix. Il semble que le modèle Avent (environ 60 euros) ait beaucoup de succès auprès des mamans. Autre option, plus économique, la location d’un tire lait électrique (sur ordonnance) remboursé intégralement par la sécurité sociale (65%) et la mutuelle (35%), quelle que soit la durée de l’allaitement
– une crème pour les crevasses (oui ça peut arriver !) : Lansinoh crème, 10 euros le tube de 10g, 18 euros le tube de 56g. En général, un tube suffit pour toute la durée de l’allaitement
– éventuellement des coques d’allaitement (évitent la macération des coussinets dans certains cas, notamment les problèmes de crevasses) : Avent, 15 euros les deux
– des vêtements adaptés à l’allaitement peuvent s’avérer utiles afin de ne pas avoir à dévoiler le sein complètement pour nourrir son bout de chou. La aussi, inutile d’en faire des tonnes : si il est vrai qu’on a toutes envie d’être jolie et sexy même lorsqu’on allaite, la robe d’allaitement a 100 euros peut relever un peu du superflu. Sauf pour les plus favorisées d’entre nous, pour un petit coup de cœur exceptionnel, ou encore un cadeau du papa…
Pour les plus coquettes ou pour se faire un petit plaisir, consultez : http://www.enviedefraises.fr/45-vetements-allaitement?n=1000 ou encore : http://www.mamanana.com/vetements-allaitement-ca-24.html
Sinon, la ligne maternité H&M comporte des tenues spécifiques a l’allaitement et très abordables, ca fera très bien l’affaire!

Maintenant, vous savez a quoi vous attendre si vous désirez allaiter. Un budget de 150 euros sur 6 mois semble réaliste. Et encore, il est possible de le diminuer si vous vous montrez raisonnable :-)

Quant aux dépenses à prévoir pour un enfant nourri au biberon, elles sont bien plus conséquentes :
– achat de boites de laits infantiles : 160 variétés dont 50 spécifiques au 1er âge. Une boite de 900g Gallia (de Bledina) coûte en moyenne 18 euros. Une boite de 800g Guigoz de Nestlé coute environ 20 euros. Sachant qu’une boite se conserve au maximum 3 semaines après ouverture, considérons une moyenne de 2 boites achetées par mois. Soit un total avoisinant 216 a 240 euros, selon la marque, Bledina ou Nestlé, durant 6 mois. Ces chiffres sont très conservateurs. Surtout que les parents ont souvent tendance à préparer de trop grandes quantités de lait de peur que l’enfant n’en manque. Mais le résultat est que le lait ne se conserve pas bien une fois reconstitué et si le bébé n’a plus faim, ça finit à la poubelle… On estime donc que l’enfant consomme réellement 70 a 80% des biberons préparés. Il est également habituel que les parents achètent différentes marques de lait avant de trouver celle qui convient le mieux à leur bébé. Et dans le cas d’allergies ou coliques, il peut s’avérer nécessaire de choisir des laits spécialisés ou médicaux, encore plus onéreux.
– biberons, tétines : 19 euros les 3 biberons, 5 euros les 2 tétines (Dodie), 21 euros les 3 biberons (Avent de Philips)
– eau minérale : 3 euros les 6 bouteilles d’evian (6X1,5 L)
– stérilisateur : a partir de 25 euros (Babymoov), 60 euros (Tefal)
– chauffe biberon : a partir de 27 euros (Thermobaby), 50 euros (Avent, Philips)

Soit un budget approximatif de 350 euros a prévoir sur une durée de 6 mois, au minimum. A cela s’ajoute évidemment les dépenses de santé, car il est prouvé qu’un enfant allaité est moins souvent malade et donc moins hospitalisé.

Mais je vais rester prudente et je préfère ne pas avancer trop de chiffres car malheureusement les rares comparaisons que j’ai pu trouver sur le coût de l’allaitement versus l’alimentation au lait infantile sont trop anciennes.

Ce dont je suis certaine, c’est qu’en cette période de crise, l’économie réalisée grâce à l’allaitement n’est vraiment pas négligeable ! Et pour le petit coup de gueule du jour : arrêtons de faire culpabiliser les parents en leur faisant croire que si ils ne dépensent pas une fortune pour leurs bambins, c’est qu’ils ne sont pas a la hauteur.

Sophie le girafe dangeureuse pour bébé ? Ouf, il reste les seins de maman

C’est vrai, je caricature un peu… mais je suis volontairement provocatrice car il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende parler des dangers pour un bébé d’être en contact avec tel ou tel composant chimique, matériau plastique, ou autre… C’est exaspérant à la longue ! La dernière incriminée, c’est notre copine Sophie la girafe, qui contiendrait des substances cancérigènes elle aussi. Donc lorsque bébé mâchouille son oreille, il risque d’avaler des particules nocives pour sa santé … Elle n’est d’ailleurs pas commercialisée en Allemagne précisément pour cette raison.

Sur une trentaine de jouets destines aux enfants de moins de 3 ans et testés par l’association UFC que choisir, environ la moitié (13) sont susceptibles de contenir diverses substances cancérigènes.