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Et si le congé maternité était rallongé? Par Sophie, www.so-inthe-city.com

Lorsqu’on est enceinte on attend avec impatience ce fameux congé maternité. On le voit comme idyllique.

Avant l’accouchement :

* on se voit passer du temps dans les boutiques pour acheter des vêtements de bébé.

* on se voit aller déjeuner avec les copines du travail et rentrer tranquillement chez soi après pour une petite sieste.

* on se voit faire le grand ménage pour que la maison soit parfaite à l’arrivée du bébé.

Mais lorsqu’ arrive le 8eme mois ce n’est plus de l’impatience mais le repos du guerrier bien mérité. Et la vérité est que ….

* on ne fait pas les boutiques car on a les jambes gonflées comme des ballons : merci, la rétention d’eau. Donc faire les boutiques en costume de casimir non merci

* le déjeuner avec les copines  avant la sieste, non merci. Car  la sieste on la fait quasiment toute la journée tellement on est fatiguée.

* Le grand ménage, auriez vous oublié ce que vous avez sous la poitrine, qui vous empêche de voir vos pieds et qui pèse 20 kilos ?

Apres l’accouchement on pense avoir le temps de profiter de bébé mais………..

* premièrement on est méga fatiguée car, accouchement + nuits blanches = tête de déterrée.

* Ensuite, il y a tellement de choses avec lesquelles il faut se familiariser comme les promenades au parc, ce n’est pas facile pour tout le monde !

* Et il faut apprendre beaucoup de ce petit être pour qui on déborde d’amour. Mais attention, il ne faut pas oublier le papa car vous êtes des mamans, certes mais aussi des femmes.

* Quand se termine le congé maternité et que la séparation se fait avec bébé par l’intermédiaire de la crèche ou de la nounou, c’est très très difficile.

Alors ne pensez vous pas que la durée du congé maternité devrait être sérieusement rallongée ?

Si le congé maternité était rallongé les jeunes mamans pourraient

Apprendre à être des mamans cools sans le stress de penser au mode de garde tellement difficile à trouver en France.

Elles ne seraient pas obligées de laisser leurs bébés au bout de 2 mois car à 2 mois bébé est encore très petit et surtout lorsqu’on est 24/24 avec son bout chou on se retrouve du jour au lendemain à le voir que 3 heures par jour.

Et puis à 2 mois le bébé ne fait pas ses nuits donc les collègues et le boss le jour, les biberons la nuit croyez vous qu’une femme  peut être performante ? Mais si elle avait un congé maternité plus long elle serait en pleine forme à son retour dans la vie active et surtout plus dynamique.

Et si on rajoutait des massages et une cure de bien être ………….cela est une utopie

Votez pour la pétition

http://www.so-inthe-city.com/

Texte visant à expliquer le projet de loi pour l’allongement du congé maternité en France

Tout d’abord un grand merci aux signataires chaque jours plus nombreux. Depuis que nous avons présenté ce projet, nous constatons qu’il soulève un vif débat qui déborde sur les retraites, la question de la femme dans l’entreprise, etc.

Nous avons donc créé une page récapitulatives des différentes remarques et objections (F.A.Q) qui nous ont été faites ces derniers temps à propos de ce projet de rallongement du congé maternité, et nous y répondons.

Aujourd’hui nous comptabilisons 4000 signatures, aidez nous à atteindre l’objectif des 10000. Merci de partager l’information avec vos amis, votre conjoint, vos parents… en transférant ce mail à votre entourage.
Nouveau texte en faveur du rallongement du congé maternité post partum afin de favoriser l’attachement familial et l’allaitement en France, pour ceux qui le souhaitent

Modification du texte original le 03/04/2012

Hormis des facteurs purement personnels, la décision d’allaiter est pour une maman parfois difficile à prendre. Sont souvent en cause un manque d’information et de préparation, accompagné parfois de quelques allégations marketing peu encourageantes surtout lorsqu’elles émanent des producteurs de lait infantile…

Toutefois nous le savons, la difficulté majeure réside dans une reprise du travail que l’on peut qualifier de « trop précoce » pour les mères actives.
Ainsi la lourde perspective de devoir interrompre l’allaitement à peine installé et/ou imposer un sevrage « brutal » conduit beaucoup de mamans à refuser d’emblée l’allaitement.
Le Code du travail comprend pourtant des mesures visant à faciliter la poursuite de l’allaitement. Les mamans peuvent bénéficier en principe d’une heure par jour pour tirer leur lait. L’application de cette mesure est en réalité loin d’être effective dans bien des organisations.

Les recommandations médicales et celles de l’OMS sont claires à ce sujet : l’allaitement exclusif pendant 6 mois est à maintenir.
Alors la question est simple : comment trouver des solutions de prise en charge financière pour que les mamans assurent sereinement cet allaitement exclusif ?

La réponse est pragmatique et simple : elle passe par le rallongement de la durée du congé maternité. D’ailleurs dans un souci d’harmonisation, le Parlement européen propose d’allonger le congé maternité à 20 semaines minimum, entièrement rémunérées, assorties d’un congé paternité de 2 semaines.

Notre proposition est d’aller encore plus loin : allongeons la durée du congé maternité, actuellement de 10 semaines, à 26 semaines.
Le financement de cette durée supplémentaire se ferait par anticipation sur la date de départ à la retraite des mamans qui le souhaitent – ou bien en prenant sur la retraite du conjoint. D’autres modalités sont à l’étude.
Les mamans pourront ainsi consacrer plus de temps à leurs enfants dans leurs premiers mois d’existence à un moment où de grands enfants n’ont plus ce prégnant besoin de présence…

Bien entendu, nous souhaitons que cette mesure puisse favoriser l’allaitement et permettre à certaines de tenter l’aventure.
Pour autant, nous sommes mamans et n’oublions en aucun cas que ce congé devrait bénéficier également à celles qui font le choix d’un biberon donné avec amour.

Pour manifester votre soutien et défendre l’allaitement maternel en France, nous vous remercions de signer cette pétition.
Ancien texte en faveur du rallongement du congé maternité post partum afin de favoriser l’attachement familial et l’allaitement en France, pour ceux qui le souhaitent

Date de création originale 20/12/2011 / 3008 signatures

Nous partons d’un constat simple : plusieurs facteurs peuvent influencer la décision d’une maman d’allaiter ou non son enfant. Notamment le manque d’information et de preparation a l’allaitement avant l’accouchement, les fortes incitations marketing des producteurs de lait infantile, ou encore des motifs trés personnels relatifs au vécu de la maman…

Mais le plus souvent, l’échec de l’allaitement maternel en France est conditionné a une reprise du travail trop précoce pour les mères actives. De ce fait, elles se voient contraintes d’interrompre leur allaitement alors qu’il est à peine installé, et ce dans le meilleur des cas. D’autres mères, elles, ne tenteront pas du tout l’expérience sachant que la reprise et le sevrage n’en seront que plus brutaux. Ces mamans se sentent donc découragées. Bien qu’il existe des mesures prévues par le Code du Travail autorisant les mamans a tirer leur lait sur le lieu de travail, elles sont bien insuffisantes (une heure par jour, habituellement non rémunérée) et loin d’être toujours appliquées.

L’objectif consiste alors a trouver des solutions permettant une prise en charge des mères des la naissance de leur enfant et pour les six mois suivants, afin de permettre un allaitement exclusif, suivant les préconisations de l’OMS et les recommandations médicales. Le parlement européen va dans le même sens et propose d’allonger le congé maternité à 20 semaines minimum, entièrement rémunérées, assorties d’un congé paternité de 2 semaines.

Le congé maternité en France, initialement de dix semaines à partir de la naissance de l’enfant, serait donc rallongé à six mois (vingt six semaines), soit 16 semaines supplémentaires qui seraient financées par anticipation sur la retraite des mères qui le souhaitent. Elles pourront donc opter pour un congé maternité plus long pour se consacrer à leurs enfants et décaler de ce fait leur départ à la retraite de quelques semaines supplémentaires. Rappelons d’ailleurs que depuis le 1er janvier 2012, le congé maternité compte enfin pour le calcul de la retraite.

Si l’objectif du rallongement de ce congé est de favoriser l’allaitement maternel en France, il n’exclut en rien les mamans qui ont fait le choix de donner le biberon et qui en bénéficieront également. Et peut-être même qu’il incitera certaines d’entre elles a tenter l’aventure de l’allaitement 😉

Bénéfices de l’allaitement maternel & enjeux économiques

Synthèse des données médico-économiques sur les bénéfices de l’allaitement maternel.

Du Dr Raphaël Serreau, pharmacologue et médecin de Santé Publique à Paris, Président du Réseau Médic-Al 

Quelques chiffres significatifs :

France

(1997) Si on voyait apparaître une élévation de 5% du taux d’allaitement, une économie de 2,7 millions d’euros par an pourrait être faite sur les seules dépenses liées aux pathologies des jeunes nourrissons (0-6 mois).

(2005) On pourrait ainsi éviter 8 000 cas de diarrhées à rotavirus et 1 000 hospitalisations par an.

Soit un gain 3 millions d’€/an ? si on établit qu’il pourrait y avoir 3 000 € d’économie par hospitalisation évitée.

On constate une évolution de la prévalence de l’initiation de l’allaitement (exclusif et partiel) en maternité en France de 1972 à 2003 de 36% à 62.5%.

En 2012, en extrapolant les résultats de cette étude avec un taux d’allaitement moyen de 70% à la naissance et en émettant l’hypothèse que les nourrissons font des infections graves, d’autant plus s’ils sont prématurés, nous pourrions atteindre la fourchette haute de 10 millions d’euros économisés si l’allaitement maternel se poursuivait à plus de 15 % au delà des 3 mois jusqu’aux 6 mois de l’enfant.

GB

(2007) 300 £ de dépenses en moins par enfant en cas d’allaitement sur 12 mois, par rapport à un enfant non allaité

Italie

(2006) 234 € / 133 € par enfant hospitalisé sur l’année ; soit 6 fois plus d’infection pour le non allaité par rapport à l’allaitement

USA

(1999) 475 dollars dépenses par enfant non allaité sur 12 mois par rapport à un enfant allaité.

(2001) 3,6 milliards de dollars + 25 % allaitement, jusqu’à 13 milliards de dollars si 90% des enfants étaient allaités jusqu’à l’âge de 6 mois (2010)

En conclusion, les résultats des publications de 1997 à 2012 sont convergents dans les pays riches, aussi bien en Europe et aux USA. L’allaitement maternel exclusif (ou partiel) permet de faire des économies significatives pour la société en fonction de la durée de l’allaitement maternel en particulier pour les hospitalisations évitées.

Ces économies deviendraient très importantes pour les organismes d’assurance maladie si l’allaitement maternel était prolongé au delà des 3 premiers mois de l’enfant.

A l’échelon individuel, en réalisant une projection par rapport à l’étude de 1997 sur les données du rapport PNNS 2010, les familles en France pourraient réaliser une économie de 50 à 100 € par mois par enfant allaité soit près de 1 200 € par an.

– See more at: http://web.archive.org/web/20131020094819/http://www.tendance-allaitement.fr/benefices-de-lallaitement-maternel-enjeux-economiques/#sthash.uetkoprN.dpuf

Allaiter avec des protheses mammaires PIP, c’est possible !

Je vous propose un article très intéressant de la Leche League afin d’informer les mamans sur les risques encourus en cas d’allaitement avec des prothèses PIP.

Je note d’ailleurs un paradoxe : il y a de nombreuses inquiétudes sur le passage éventuel du silicone dans le lait maternel… Alors que le lait en poudre contient des taux dérivés de la silicone bien plus élevés, sans parler des tétines, sucettes etc…

Les mamans peuvent être rassurées, les prothèses mammaires, PIP ou autres, n’empêchent en rien l’allaitement. L’article complet est disponible ci dessous, je vous préviens, il est un peu long :

Par Françoise Railhet, Éditrice des Dossiers de l’allaitement

Des mères porteuses de ces implants mammaires en silicone nous ont contactées pour savoir dans quelle mesure leur « toxicité » rendait nécessaire l’arrêt de l’allaitement.

En effet, un communiqué de l’Afssaps de mars 2010 expose les problèmes que pose ce type d’implants Il a disparu depuis mais nous l’avons archivé ici pour vous ! « Pourquoi l’Afssaps a-t-elle pris la décision de retirer ces prothèses du marché ? »
L’Afssaps a identifié un taux de rupture de l’enveloppe des implants deux fois plus important que pour les autres fabricants et a réalisé une inspection dans les locaux de la société PIP. Les éléments recueillis ont montré que des implants avaient été remplis d’un gel différent de celui déclaré par la société lors de la mise sur le marché et dans les dossiers de fabrication.

Quels sont les résultats des tests ? Quelles en sont les conséquences pour ma santé ?
Les analyses physicochimiques confirment que le gel remplissant les prothèses mammaires de la société PIP qui ont été testées, n’est pas celui décrit dans le dossier du fabricant. Il s’agit bien d’un gel obtenu à partir de matières de la famille des silicones, mais ce gel n’atteint pas le degré de qualité d’un gel de silicone destiné à des implants mammaires…
– un test montre que le gel des implants mammaires PIP ne présente pas d’effet toxique aigu sur les tissus (cytotoxicité).
– les résultats du test d’irritation intradermique effectué ont montré un pouvoir irritant du gel PIP que l’on ne retrouve pas sur les gels de silicone des autres prothèses, ni sur celui déclaré dans le dossier de mise sur le marché.
– trois tests d’évaluation portant sur de possibles effets du gel des prothèses PIP sur l’ADN des cellules (génotoxicité) ont été réalisés, 2 in vitro et 1 in vivo chez l’animal. Si les deux tests in vitro ont conclu à des résultats négatifs, les résultats obtenus in vivo (souris) ne permettent pas en l’état de conclure quant à l’absence ou à l’existence d’un effet génotoxique… Le test a mis en évidence une interaction sur les cellules de la moelle osseuse et l’apparition de micronoyaux à des niveaux non significatifs statistiquement, qui ne permettent pas de conclure quant à l’éventualité d’un effet génotoxique.

L’organisme est-il capable d’éliminer le silicone ?
À la suite d’une rupture ou d’un suintement, le silicone sera pris en charge via le système lymphatique. Il se concentre essentiellement dans les ganglions sous le bras, mais n’est pas éliminé par l’organisme. »
Et ce communiqué stipule que :
« Une femme porteuse de ces implants peut-elle allaiter son enfant sans risques ?
Dans la mesure où il n’est pas possible d’exclure le passage du gel à l’extérieur de l’implant, l’Afssaps recommande aux femmes porteuses d’implants mammaires PIP à base de gel de silicone de ne pas allaiter leurs enfants.

Alors, les mères porteuses d’implants PIP doivent-elles réellement renoncer à l’allaitement ?

Dans les années 1990, une grande controverse sur les « risques » liés à l’allaitement par des femmes porteuses d’implants mammaires en silicone avait déjà fait rage. Leur innocuité pour l’enfant allaité était mise en question. On accusait ces implants d’induire, par exemple, des troubles de la motilité œsophagienne chez les enfants des mères porteuses d’implants en silicone.
L’équipe de Levine et al a publié plusieurs études sur le sujet :
Levine JJ et al. Sclerodermalike esophageal disease in children breast-fed by mothers with silicone breast implants. JAMA 1994 Jan 19 ; 271(3) : 213-6. Erratum in: JAMA 1994 Sep 14 ; 272(10) : 770. 
Levine JJ et al. Esophageal dysmotility in children breast-fed by mothers with silicone breast implants. Long-term follow-up and response to treatment. Dig Dis Sci 1996 Aug ; 41(8) : 1600-3.
Levine JJ et al. Increased urinary NO3(-) + NO2- and neopterin excretion in children breast fed by mothers with silicone breast implants : evidence for macrophage activation. J Rheumatol 1996 Jun ; 23(6) : 1083-7.
Par la suite, de nombreuses études ont été publiées sur leur impact éventuel sur l’enfant allaité, le taux lacté de silicone, et son dépôt dans les tissus, qui sont venues démentir les résultats de cette équipe.
Des techniques modernes telles que la spectrométrie électrothermique d’absorption atomique, l’analyse spectrométrique du plasma… ont permis de mesurer de façon précise le taux de silicone dans les fluides biologiques et les tissus. Grâce à ces techniques, des études plus récentes ont retrouvé des taux significatifs de silicone dans le sang de femmes ne portant pas d’implants. Une étude a retrouvé chez de telles femmes des taux plasmatiques de silicone de 140 ± 10 µg/l. Dans 4 autres études sur des femmes ne portant pas d’implants mammaires, les taux plasmatiques de silicone étaient de 130 ± 70 µg/l, 170 ± 100 µg/l, de 30 à 209 µg/l et de 10 à 250 µg/l. Trois études ont retrouvé des taux plasmatiques moyens de silicone plus élevés chez les femmes portant des implants mammaires en silicone, mais les taux retrouvés chez ces femmes se situaient dans la même fourchette que les taux retrouvés chez les femmes des groupes témoin.

Une étude n’a pas retrouvé de différence significative dans le taux lacté de silicone suivant que la femme portait ou non une prothèse mammaire. Trois études ont retrouvé un taux significativement plus élevé de silicone dans le tissu mammaire des femmes portant des prothèses à base de gel de silicone que chez les femmes du groupe témoin, mais ce taux tissulaire n’était pas corrélé avec l’existence ou non d’une rupture de la poche contenant le gel, ou avec la durée pendant laquelle l’implant avait été posé. D’après les connaissances actuelles et étant donné les très importantes variations personnelles constatées entre les femmes, la mesure du taux de silicone dans le sang, le lait maternel ou le tissu mammaire ne présente aucun intérêt pour la détection d’une rupture de l’implant.
Silicon assays in women with and without silicone gel breast implants – A review. W Peters, D Smith, S Lugowski. Ann Plast Surg 1999 ; 43(3) : 324-30. 

Cette étude a été effectuée sur 15 mères portant des implants en silicone et 34 mères sans implants mammaires. Le recueil des échantillons de lait a été effectué selon des modalités très précises afin d’éviter toute contamination, ainsi que leur analyse (par spectrophotométrie d’absorption atomique). Les taux de silicone ont été mesurés selon le même protocole dans ces échantillons de lait maternel, dans le sang maternel, dans du lait de vache du commerce courant et dans 26 marques différentes de lait industriel.
Il n’y avait aucune différence significative dans les taux de silicone retrouvés dans le lait des mères, qu’elles soient ou non porteuses d’implants mammaires en silicone (55,45 ± 35 µg/l contre 51,05 ± 31 µg/l), ni dans les taux sériques de silicone. En revanche, le taux moyen de silicone du lait de vache du commerce courant était de 708,94 µg/l, et le taux moyen de silicone dans les laits industriels était de 4402 µg/l.
Les auteurs concluaient que les mères porteuses d’implants mammaires en silicone ont des taux sériques et lactés de silicone similaires à ceux observés chez les mères non porteuses d’implants. Ils soulignent qu’en revanche, le taux de silicone du lait de vache du commerce courant est en moyenne 10 fois plus élevé que celui du lait maternel, celui des laits industriels étant quant à lui près de 100 fois plus élevé.
Breast milk contamination and silicone implants: preliminary results using silicon as a proxy measurement for silicone. Semple JL; Lugowski SJ; Baines CJ; Smith DC ; McHugh A. Plast Reconstr Surg 1998 Aug ; 102(2) : 528-33. 

Cette étude épidémiologique danoise, qui a comparé la santé des enfants de 1 135 femmes porteuses d’implants mammaires et de 7 071 femmes qui n’en portaient pas, n’a retrouvé strictement aucune corrélation entre les implants mammaires en silicone et une quelconque pathologie chez les enfants nés après la pose de ces implants chez leur mère. En revanche, les résultats de cette étude montrent que les mères qui ont eu une chirurgie mammaire à visée esthétique amènent plus souvent leur enfant à l’hôpital pour des troubles œsophagiens, problème habituellement suivi par une simple consultation médicale.
Health outcomes in offsprings of mothers with breast implants. K Kjøller, JK McLaughlin, S Friis et al. Pediatrics 1998 ; 102(5) : 1112-1115. 

Les implants mammaires ne sont pas sans danger. Certes, les implants PIP ont une durée de vie plus courte, le silicone qu’ils contiennent est plus irritant, et le risque de problèmes pour la femme porteuse de ces implants est donc plus élevé. Mais la rupture est un risque commun à tous les implants mammaires (leur durée de vie moyenne est de 10 à 15 ans, et un suivi régulier est recommandé), et la diffusion du gel de silicone dans les tissus voisins peut provoquer des douleurs, une fibromyalgie, des pathologies conjonctivales… (Are breast implants safe ?  D Zuckerman. Med Gen Med, 24/10/2001). Toutes les femmes qui souhaitent se faire poser des implants mammaires devraient être informées objectivement sur les risques liés à cette chirurgie.

Toutefois, la silicone est utilisée pour divers implants dans le corps. Pourquoi se focaliser sur les implants mammaires ? Le taux de dérivés de la silicone est beaucoup plus élevé dans le lait de vache et dans les laits industriels que dans le lait maternel. Pendant des décennies, les coliques des nourrissons ont été traitées à l’aide de produits contenant de la siméthicone, une molécule proche de celle utilisée dans les implants mammaires, et ces bébés en ont absorbé des quantités considérablement plus élevées que celles qu’ils peuvent ingérer par le biais du lait maternel. Les tétines et sucettes sont le plus souvent en silicone. Le silicone est utilisé comme lubrifiant pour les seringues, il est présent dans de nombreux produits de beauté (sticks pour les lèvres par exemple). Par ailleurs, les polymères de silicone présents dans ces implants sont de très grosses molécules, ce qui rend hautement improbable leur passage dans le lait. Et il n’y a aucune commune mesure avec l’impact irritant que peut avoir ce gel s’il se répand dans les tissus suite à la rupture de l’implant, et celui qu’il peut avoir si une infime quantité est absorbée par la bouche.

Si les implants PIP semblent induire davantage de problèmes chez les femmes porteuses que des implants de meilleure qualité, il n’existe aucune raison de supposer que le silicone de ces implants puisse passer davantage dans le lait que celui des implants de meilleure qualité, ni qu’il soit plus susceptible de poser un problème pour l’enfant allaité.
http://www.lllfrance.org/Actualite-scientifique/Implants-mammaires-PIP-et-allaitement.html

Petition : rallongement du congé maternité post partum afin de favoriser l’attachement familial et l’allaitement en France, pour ceux qui le souhaitent

Cette initiative est née de l’alliance entre deux passionnés de l’allaitement: un pédiatre et une maman.

Nous espérons que cette pétition constituera une avancée majeure pour l’allaitement maternel et l’attachement familial en France.

Ce projet sera présenté le 30 mars 2012 par le Dr Deboisse a la Journée Nationale de l’Allaitement organisée par la CoFAM.

 

Nous partons d’un constat simple : plusieurs facteurs peuvent influencer la décision d’une maman d’allaiter ou non son enfant. Notamment le manque d’information et de preparation a l’allaitement avant l’accouchement, les fortes incitations marketing des producteurs de lait infantile, ou encore des motifs trés personnels relatifs au vécu de la maman…

Mais le plus souvent, l’échec de l’allaitement maternel en France est conditionné a une reprise du travail trop précoce pour les mères actives. De ce fait, elles se voient contraintes d’interrompre leur allaitement alors qu’il est à peine installé, et ce dans le meilleur des cas. D’autres mères, elles, ne tenteront pas du tout l’expérience sachant que la reprise et le sevrage n’en seront que plus brutaux. Ces mamans se sentent donc découragées. Bien qu’il existe des mesures prévues par le Code du Travail autorisant les mamans a tirer leur lait sur le lieu de travail, elles sont bien insuffisantes (une heure par jour, habituellement non rémunérée) et loin d’être toujours appliquées.

L’objectif consiste alors a trouver des solutions permettant une prise en charge des mères des la naissance de leur enfant et pour les six mois suivants, afin de permettre un allaitement exclusif, suivant les préconisations de l’OMS et les recommandations médicales. Le parlement européen va dans le même sens et propose d’allonger le congé maternité à 20 semaines minimum, entièrement rémunérées, assorties d’un congé paternité de 2 semaines.

Le congé maternité en France, initialement de dix semaines à partir de la naissance de l’enfant, serait donc rallongé à six mois (vingt six semaines), soit 16 semaines supplémentaires qui seraient financées par anticipation sur la retraite des mères qui le souhaitent. Elles pourront donc opter pour un congé maternité plus long pour se consacrer à leurs enfants et décaler de ce fait leur départ à la retraite de quelques semaines supplémentaires. Rappelons d’ailleurs que depuis le 1er janvier 2012, le congé maternité compte enfin pour le calcul de la retraite.

Si l’objectif du rallongement de ce congé est de favoriser l’allaitement maternel en France, il n’exclut en rien les mamans qui ont fait le choix de donner le biberon et qui en bénéficieront également. Et peut-être même qu’il incitera certaines d’entre elles a tenter l’aventure de l’allaitement 😉

Mamans allaitantes, besoin de vous pour l’étude ANTALAIT !

Le programme hospitalier de recherche clinique ANTALAIT a pour objectif d’évaluer le passage de l’ibuprofène et du kétoprofène dans le lait maternel mature et à terme de permettre une prescription plus éclairée de ces deux molécules.

Nous invitons donc les mères allaitantes et prenant de l’ibuprofène (Advil, Nurofen, Spedifen, etc.) ou du kétoprofène (Profenid, Toprec, Ketum, etc.) a participer à cette étude. Pour plus de détails, vous pouvez voir l’affiche ci-dessous avec l’ensemble des coordonnées des personnes a contacter.
MERCI pour votre aide!

L’allaitement maternel ne connaît pas la crise !

Alors que les fêtes de Noël viennent a peine de s’achever, et que le réveillon de nouvel an approche, force est de constater que nous sommes toujours en période de crise. MAIS, dans ce contexte de fortes tensions économiques, de déficit croissant de la sécurité sociale, il reste une bonne nouvelle : l’allaitement maternel ne nous coûte rien, ou presque. Et peut rapporter beaucoup.

Trop souvent, nous avons tendance à penser que ce qui nous coûte peu (d’argent) n’a que peu de valeur. C’est cette même logique qui va nous amener à acheter des produits de luxe (moi la première si je le pouvais!) ou onéreux avec la pensée induite que plus c’est cher et mieux c’est ! MAIS lorsqu’on parle d’allaitement maternel, c’est très diffèrent car la valeur est inversement proportionnelle au coût !

Certaines familles peuvent ainsi avoir l’impression qu’elles vont offrir ce qu’il y a de mieux à leur enfant si elles achètent du lait en poudre qu’elles paient le prix fort. Pour elles, c’est un tel sacrifice financier que le bénéfice pour leur bébé en est forcément meilleur. On note d’ailleurs que l’allaitement maternel est très peu répandu dans les catégories socio professionnelles moins favorisées, est-ce une simple coïncidence ?

Je ne dispose malheureusement pas de statistiques suffisamment récentes, mais différentes études montrent que plus le niveau d’étude augmente, plus les femmes tendent à allaiter. Et lorsque le conjoint est cadre supérieur, les deux tiers des femmes allaitent, alors qu’elles ne sont que 53 % lorsqu’il est employé, et à peine la moitié lorsqu’il est ouvrier (Séverine Gojard, chercheuse a l’INRA, L’allaitement ; une pratique socialement différenciée)

Seulement, il est vrai que lorsqu’on est enceinte ou jeune maman, c’est tellement difficile de ne pas se laisser influencer par toutes ces initiatives marketing. Pour avoir étudié le sujet lors de mes études en école de commerce, j’ai une « vague » compréhension de ces mécanismes de manipulation.

Prenons l’exemple d’une femme qui passe par la maternité, et va recevoir la fameuse « boite rose » qui contient échantillons, pubs, code de réductions etc… La jeune maman, heureuse de ce cadeau, ne mesure pas toujours la contrepartie recherchée par les marques qui souhaitent avant tout l’attirer et la fidéliser. De la même manière, les newsletters de Doctissimo envoyées aux femmes enceintes affichent un partenariat avec le lait Gallia (Bledina).

Idem pour le site Magic Maman (recommandé sur la boite rose d’ailleurs!) que j’adore pour son contenu pertinent et ses supers articles, notamment sur l’allaitement. Mais je déplore que la partie consacrée à l’allaitement maternel soit ensevelie sous les pubs Nestlé ou Bledina. Pourquoi ne pas les remplacer par des pubs mieux contextualisées, en rapport avec les accessoires ou vêtements d’allaitement par exemple ?

On peut vraiment s’interroger et se demander dans quelle mesure nous encourageons les femmes à allaiter en France. Ou a consommer toujours plus? Biensur, chaque maman est libre d’allaiter ou non, selon sa volonté. Mais il faut tout de même reconnaître que les incitations pour donner du lait en poudre sont nombreuses malgré tout. Et surtout a la maternité, car les enjeux économiques sont considérables pour les fabricants de laits infantiles, qui n’ont aucun intérêt a ce que les mamans allaitent !

BREF, pour en revenir au coût concret de l’allaitement, il est plutôt faible bien qu’il varie selon la durée et les désirs de la maman. Voici un aperçu des dépenses qui peuvent être a prévoir (non exhaustif) :
– légère augmentation de l’alimentation maternelle, assez difficile a chiffrer…
– coussinets d’allaitement : le prix varie selon la marque, mais pour des coussinets jetables, comptez 7,50 euros les 30 (Dodie), 7 euros les 70 (Thermobaby via Cdiscount), 7 euros les 30 (Avent, par Philips).
– des soutiens gorges d’allaitement : a partir de 15/20 euros chez Carrefour
– un tire lait : il existe le manuel et l’électrique. Le manuel, à votre charge coûte aux alentours de 30 euros pour un premier prix. Il semble que le modèle Avent (environ 60 euros) ait beaucoup de succès auprès des mamans. Autre option, plus économique, la location d’un tire lait électrique (sur ordonnance) remboursé intégralement par la sécurité sociale (65%) et la mutuelle (35%), quelle que soit la durée de l’allaitement
– une crème pour les crevasses (oui ça peut arriver !) : Lansinoh crème, 10 euros le tube de 10g, 18 euros le tube de 56g. En général, un tube suffit pour toute la durée de l’allaitement
– éventuellement des coques d’allaitement (évitent la macération des coussinets dans certains cas, notamment les problèmes de crevasses) : Avent, 15 euros les deux
– des vêtements adaptés à l’allaitement peuvent s’avérer utiles afin de ne pas avoir à dévoiler le sein complètement pour nourrir son bout de chou. La aussi, inutile d’en faire des tonnes : si il est vrai qu’on a toutes envie d’être jolie et sexy même lorsqu’on allaite, la robe d’allaitement a 100 euros peut relever un peu du superflu. Sauf pour les plus favorisées d’entre nous, pour un petit coup de cœur exceptionnel, ou encore un cadeau du papa…
Pour les plus coquettes ou pour se faire un petit plaisir, consultez : http://www.enviedefraises.fr/45-vetements-allaitement?n=1000 ou encore : http://www.mamanana.com/vetements-allaitement-ca-24.html
Sinon, la ligne maternité H&M comporte des tenues spécifiques a l’allaitement et très abordables, ca fera très bien l’affaire!

Maintenant, vous savez a quoi vous attendre si vous désirez allaiter. Un budget de 150 euros sur 6 mois semble réaliste. Et encore, il est possible de le diminuer si vous vous montrez raisonnable :-)

Quant aux dépenses à prévoir pour un enfant nourri au biberon, elles sont bien plus conséquentes :
– achat de boites de laits infantiles : 160 variétés dont 50 spécifiques au 1er âge. Une boite de 900g Gallia (de Bledina) coûte en moyenne 18 euros. Une boite de 800g Guigoz de Nestlé coute environ 20 euros. Sachant qu’une boite se conserve au maximum 3 semaines après ouverture, considérons une moyenne de 2 boites achetées par mois. Soit un total avoisinant 216 a 240 euros, selon la marque, Bledina ou Nestlé, durant 6 mois. Ces chiffres sont très conservateurs. Surtout que les parents ont souvent tendance à préparer de trop grandes quantités de lait de peur que l’enfant n’en manque. Mais le résultat est que le lait ne se conserve pas bien une fois reconstitué et si le bébé n’a plus faim, ça finit à la poubelle… On estime donc que l’enfant consomme réellement 70 a 80% des biberons préparés. Il est également habituel que les parents achètent différentes marques de lait avant de trouver celle qui convient le mieux à leur bébé. Et dans le cas d’allergies ou coliques, il peut s’avérer nécessaire de choisir des laits spécialisés ou médicaux, encore plus onéreux.
– biberons, tétines : 19 euros les 3 biberons, 5 euros les 2 tétines (Dodie), 21 euros les 3 biberons (Avent de Philips)
– eau minérale : 3 euros les 6 bouteilles d’evian (6X1,5 L)
– stérilisateur : a partir de 25 euros (Babymoov), 60 euros (Tefal)
– chauffe biberon : a partir de 27 euros (Thermobaby), 50 euros (Avent, Philips)

Soit un budget approximatif de 350 euros a prévoir sur une durée de 6 mois, au minimum. A cela s’ajoute évidemment les dépenses de santé, car il est prouvé qu’un enfant allaité est moins souvent malade et donc moins hospitalisé.

Mais je vais rester prudente et je préfère ne pas avancer trop de chiffres car malheureusement les rares comparaisons que j’ai pu trouver sur le coût de l’allaitement versus l’alimentation au lait infantile sont trop anciennes.

Ce dont je suis certaine, c’est qu’en cette période de crise, l’économie réalisée grâce à l’allaitement n’est vraiment pas négligeable ! Et pour le petit coup de gueule du jour : arrêtons de faire culpabiliser les parents en leur faisant croire que si ils ne dépensent pas une fortune pour leurs bambins, c’est qu’ils ne sont pas a la hauteur.

Perdre du poids en allaitant : mythe ou réalité ?

Pour un blog qui se veut « tendance », je crois que le moment est plutôt bien choisi en ce premier jour des Soldes pour vous parler d’un thème qui nous tient souvent a cœur après la naissance de bébé : retrouver notre ligne ! Car on peut tout a fait allaiter et vouloir être sexy… Une vraie Maman Tendance !

 

D’ailleurs, nombreuses sont les mannequins célèbres ayant fait le choix de l’allaitement qui se vantent d’avoir (soi disant) minci en un rien de temps… Pour n’en citer que quelques unes : Gisèle Bundchen « Je pense que l’allaitement m’a vraiment aidée à garder la ligne et à retrouver mon poids ! », avait elle assuré au magazine Harper’s Bazaar en 2010. Miranda Kerr (compagne d’Orlando Bloom) a elle aussi confié récemment au New York Post (novembre 2011) que l’allaitement maternel lui a permis de conserver la ligne. Elle a ainsi avoué que, selon elle, l’allaitement en lui-même lui ferait perdre au moins 500 calories par jour. Mais qu’en est-il vraiment?

Au delà des déclarations people, qui valent ce qu’elles valent, difficile de faire le tri dans toutes ces affirmations et de s’y retrouver. Je sais que pour ma part j’ai pris 23 KG durant ma première grossesse, j’en ai perdu 27 avec l’allaitement (3 mois exclusif et 4 mois mixtes) sans avoir fait le moindre régime. Alors qu’habituellement mon poids faisait le yoyo, et j’avais toujours quelques kilos à perdre. Mais cette fois comme je souhaitais retrouver ma ligne rapidement, j’ai fait en sorte d’avoir une alimentation assez équilibrée, tout en m’offrant des petits plaisirs quand j’en avais envie… je suis plutôt très gourmande donc pendant que j’allaitais je n’ai pas hésité a grignoter (la tentation des rochers Suchard …) et surtout j’ai toujours mangé a ma faim ! Ca n’empêche que j’ai retrouvé mon poids d’origine en quelques mois et que j’étais même plus mince qu’avant ma grossesse ! Mais ce n’est la qu’un témoignage très personnel donc je vous propose des explications un peu plus rationnelles sur le mécanisme de l’allaitement et la perte de poids ;-)

Le Dr Marie Thirion (pédiatre) nous livre son point de vue dans son ouvrage très complet, titré « l’allaitement, de la naissance au sevrage ». Je la cite : « L’allaitement favorise une rapide involution de l’utérus grâce aux contractions utérines provoquées par l’ocytocine secrétée lors de chaque tétée. C’est un facteur essentiel pour retrouver une taille fine et un ventre plat. Par ailleurs, une femme qui nourrit son bébé et qui ne mange pas « pour deux » consomme une bonne partie de ses réserves énergétiques pour fabriquer du lait. Si son alimentation est équilibrée, elle n’a aucune raison de prendre du poids. Au contraire, la plupart des femmes, même un peu sujettes a l’obésité, verront avec bonheur leur poids diminuer petit a petit au long des semaines d’allaitement »

Le site de la LLL fournit également son point de vue sur l’allaitement et la perte de poids, mais je vous préviens, bien qu’intéressant, l’article est un peu ancien : http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-55-Regime-et-allaitement.html

Pour conclure, si la production de lait maternel permet effectivement de bruler des calories supplémentaires, une alimentation saine reste la condition sine qua non pour perdre ses kilos superflus.

Allaitement sans frontière : zoom sur le Royaume-Uni

Après le tour d’horizon de l’allaitement aux Etats-Unis et en Indonésie, petite escale en Angleterre.

La grossesse est globalement moins médicalisée au Royaume Uni qu’en France. Les accouchements naturels où a domicile y sont vivement encouragés. Et lorsque il y a un séjour à la maternité, il est très fortement raccourci. Près de 20% des femmes sortent le jour même de l’accouchement, 62% supplémentaires dans les deux jours suivants!

Une montée de lait à tout prix !

Le médicament « Motilium », connu aussi sous le nom de « Domperidone », initialement prescrit aux personnes souffrant de nausées et vomissements vient d’être mis en cause par l’AFSSAPS en raison de son utilisation fréquente par les mamans qui allaitent, pour favoriser leur production de lait maternel. Les autorités sanitaires estiment manquer de recul pour juger des conséquences de cet usage détourné, qui peut ne pas être anodin pour les mères (mort subite et complications cardiaques seraient les principaux risques).

Si ce médicament présente la particularité de stimuler la lactation (effet secondaire), il reste officiellement contre indiqué durant l’allaitement comme stipulé sur la notice. Dans le doute, il est donc préférable pour les mamans concernées, de rester prudentes sur le dosage du médicament, et de le prendre a titre exceptionnel.

 

Une question subsiste : a travers les différents articles de presse, l’AFSSAPS incrimine a demi mots les associations pro allaitement et les médecins qui recommandent le Motilium aux mamans. Mais s’agit-il simplement d’un principe de précaution sanitaire ? Quel est le réel message que l’on souhaite véhiculer aux mamans ?

De nombreux articles sont publiés au sujet de l’utilisation du Motilium dans le cadre de l’allaitement, pour plus de détails, vous pouvez consulter celui-ci :

Il y a quelques mois, l’AFSSAPS nous mettait déjà en garde – a juste titre – contre les dangers de l’échange de lait maternel a travers le réseau « The Human Milk for Human Babies global network », largement développé sur Facebook. Le lait, comme le sang, peut transmettre un certain nombre d’agents infectieux et constitue alors un vrai danger pour l’enfant en l’absence de contrôles stricts. Seuls les lactariums agrées permettent d’obtenir un lait sûr pour les bébés. Pour plus d’infos sur les risques sanitaires encourus avec cette pratique, vous pouvez consulter le communiqué de presse officiel

Même si l’allaitement maternel impose une certaine discipline (on ne peut pas faire n’importe quoi lorsqu’il s’agit de notre santé et de celle de nos enfants), cela n’en demeure pas moins le mode d’alimentation le plus sain pour bébé. Ces mises en gardes sont donc légitimes mais ne doivent en aucun cas décourager les mamans qui rencontrent des difficultés dans leur allaitement.

Et n‘oublions pas que la manière la plus sure d’obtenir suffisamment de lait pour nourrir le bébé reste encore de le mettre au sein le plus fréquemment possible, suivant ce raisonnement basique : plus l’enfant tète, plus le corps de la maman produit le lait. La nature est bien faite (le plus souvent !) : une simple loi de l’offre et de la demande :-) . C’est d’autant plus vrai si la maman a une bonne alimentation (boire beaucoup d’eau également) et une bonne hygiène de vie.

Pour le petit coup de pouce, un certain nombre d’aliments sont réputés favorables pour la lactation : les lentilles, les topinambours cuits, la coriandre, l’ortie blanche, le cumin, l’anis vert, l’aneth, le basilic, les carottes, le fenouil sauvage, le malt, la verveine officinale… ou alors la tisane Weleda, spécifique pour la lactation. A vérifier…